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Déclaration de Michel Verpeaux
lors de la réunion du Conseil d’administration de l’AFDC
du 19 décembre 2006

Chers amis,

 

En 2005, dans des circonstances particulières, je n’ai pu ni voulu être candidat à la présidence de l’AFDC. Dans mon esprit, à tous les points de vue, il était trop tôt, et l’un des candidats était le président en place. Je n’ai, comme je m’en suis déjà expliqué, ni voulu ni pu trancher entre deux fidélités.

Cette année 2006, la situation était différente, même si les données personnelles étaient toujours présentes. Celles-ci étaient de nature à me faire hésiter, ce que j’ai fait jusqu’à la semaine dernière. J’ai finalement décidé de présenter ma candidature, qui n’a été sollicitée par quiconque, non sans avoir sondé l’intention d’autres membres du Conseil d’administration, plus anciens et plus légitimes. Ceux-ci ont refusé. Étais-je moi-même légitime ? J’ai été depuis 1993 le secrétaire général de cette Association. Celle-ci m’a beaucoup appris et j’ai été très heureux et très honoré de travailler avec les deux Présidents qu’ont été Louis Favoreu et Didier Maus. Je ne regrette rien de ces années qui ont été riches et fructueuses.

Sans doute auraient-elles pu l’être encore plus ? Je crois pouvoir dire que, à titre personnel, je n’ai repoussé ni suggestion nouvelle, ni proposition nouvelle.
Certes, ces fonctions ne me donnaient aucune légitimité particulière. Mais peut-on dire qu’elles privaient de légitimité ? Dire que je n’ai jamais pensé à être élu à d’autres fonctions que celle de secrétaire général serait mentir. La démission -anticipée- de Didier Maus était cette occasion, dans un contexte différent de celui de 2005. Bertrand Mathieu s’est déclaré et vous a présenté un programme.

Je n’ai pas voulu entrer dans  cette logique pour ne pas donner l’image d’un affrontement fratricide ni opposer un programme contre un autre. Cela aurait été d’autant plus risqué que, à part sur certains points mineurs, les propositions présentées dans le programme ne suscitent, de ma part, aucune objection majeure. J’aurai, néanmoins, quelques suggestions supplémentaires à formuler.

Dans ces conditions, fallait-il faire trancher par le Conseil d’administration une rivalité de personnes ou de personnalités ?
Après d’amicales pressions et des discussions que l’on pourra qualifier, en langage diplomatique, de « franches et cordiales », et aussi parce que ce qui unit est plus fort que ce qui divise, conscient des dangers qu’une opposition ferait courir à l’AFDC, il a été décidé qu’une seule candidature serait présentée.
Sans doute parce qu’elle était plus ancienne ou plus déterminée, c’est celle de Bertrand Mathieu, qui vous est soumise.

J’entends néanmoins, dans le présent et dans l’avenir, occuper toute ma place, mais rien que ma place, au sein de l’AFDC à l’action de laquelle j’ai un peu contribué et qui m’a beaucoup donné.

Michel Verpeaux

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