
Colloque du Centre de recherches sur les droits fondamentaux et les évolutions du droit
Faculté de droit - Université de Caen Basse Normandie
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Droit et légitimité Caen - 19 et 20 novembre 2009 |
avec le soutien du GIP « Droit et Justice »
Voir le texte de présentation en bas de page
Jeudi 19 novembre 2009 - 9h15 Accueil des participants
Les fondements légitimes du droit
sous la présidence de Jean-François Akandji Kombé,
Professeur à l’Université de Caen-Basse Normandie
Propos introductifs, par Laurent Fonbaustier, Professeur à l’Université Paris Sud- XI
14h15 Reprise des travaux
La légitimité du juge comme auteur du/de droit
sous la présidence de Michel Troper, Professeur Emérite
à l'Université de Paris
Ouest –Nanterre- La Défense
Vendredi 20 novembre -9h30 Reprise des travaux
Les « épreuves » de la légitimité du droit
sous la présidence de Jean-Manuel Larralde,
Professeur à l’Université de Caen Basse-Normandie
Synthèse par Denys de Béchillon, Professeur à l'Université de Pau –Pays de l’Adour
Coordination:
Magdalena DOBRZANSKA, Ingénieur d’études –Université de Caen Basse-Normandie
Faculté de Droit - Esplanade de la Paix – F-14032 CAEN CEDEX
02 31 56 51 84 ---- magdalena.dobrzanska@unicaen.fr
Les rapports entre Droit et Légitimité ont de tous temps interrogé, tant la pensée que l’action. Droit
et légitimité sont deux systèmes de justification de l’action, c’est-à-dire deux modes de non
contestabilité de l’action, qui semblent parfois s‘opposer. La compatibilité entre les deux systèmes
est ainsi au coeur de la pièce de Sophocle, Antigone, dont Jean Giraudoux nous a montré qu’elle
conservait une étonnante actualité plus de 25 siècles après.
Les atrocités commises dans le courant
du XXè siècle, parfois avec l’appui du droit, ont réactivé la pensée sur cette question. La
compatibilité entre droit et légitimité est encore posée par les désobéissants civils qui entendent
violer le droit au nom de principes supérieurs de justice.
Cette actualité semble être directement impliquée par la prétention du droit à absorber la légitimité,
au nom de ce que le premier, tant du point de vue de ses procédures, que du point de vue de son
contenu, offrirait la meilleure protection possible des droits et libertés : ce qui est légal serait par
conséquent nécessairement légitime. Du même coup, le débat classique sur droit et légitimité, s’il se
maintient, se déporte également à l’intérieur du droit, sur les institutions et les mécanismes
considérés comme les moins ou les plus légitimes.
On s’interroge ainsi sur la légitimité de
l’intervention ou du statut de tel ou tel juge, tant en droit interne qu’en droit international, question
récurrente dès lors que les gouvernants doivent gouverner « en vertu du droit ». On s’interroge
encore sur la légitimité du droit à intervenir dans tel ou tel domaine, de telle ou telle manière. La« crise » économique récente illustre parfaitement les termes de ce débat, déjà ancien.
Pour « situer » la problématique des rapports entre Droit et Légitimité, comme pour faire état de
son actualité et avancer des réponses (y compris sur l’opportunité de poser une telle
problématique), le colloque s’organise autour de trois thématiques principales :
1) Les fondements
légitimes du droit ;
2) La légitimité du juge comme auteur de/du droit ;
3) Les « épreuves » de la
légitimité du droit.